Intercontrat

Qu'est-ce que l'intercontrat ?

L'intercontrat existe quand la mission dans laquelle vous exerciez s'arrête et que vous n'avez pas encore de mission programmée pour les jours/semaines à venir. Si vous avez une date de démarrage pour votre mission suivante, on parlera plutôt d'intermission.

L'intercontrat est une période normale de l'activité des SSII. Elle permet de disposer d'un vivier de compétences afin de satisfaire au pied levé aux besoins de nos clients.

Les impacts de l'intercontrat

Du point de vue des Consultants, l'intercontrat n'est pas neutre économiquement non plus : vos frais journaliers (13,50€ de frais de repas + 50% du Navigo) sont supprimés et, s'il est positif, votre ETC (Écart Total Cumulé, vous savez, votre compteur d'horaires variables) est défalqué d'une heure tous les jours.

Du point de vue de la société, un taux d'intercontrat trop faible ne nous permet plus de répondre rapidement aux appels d'offre ; un taux d'intercontrat trop élevé engendre des coûts structurels trop importants.

Une pression énorme est mise sur nos Managers pour maintenir le taux d'intercontrat dans une fourchette acceptable… et ceci peut parfois conduire à des dérives visant à se débarrasser de Consultants trop encombrants.

Les recours et les dérives

Plus votre salaire est élevé, plus le coût de votre intercontrat est important.

En fonction de votre salaire et de votre profil (âge, expérience), autrement dit en fonction de la capacité des Managers à vous repositionner rapidement, notre société va estimer un risque. Si ce niveau de risque devient trop élevé, vos responsables pourront utiliser des moyens plus ou moins licites afin de diminuer l'impact de l'intercontrat : d'abord les 4 JRTTE à leur disposition, puis une pression pour que vous posiez des congés acquis ou en cours d'acquisition, voire une pression pour des congés sans solde.

  • Le premier cas (JRTTE) est conforme à notre accord sur le temps de travail, si toutefois vous avez bien été informé 8 jours à l'avance.
  • Le second cas (Congé Payé imposé) doit, quant à lui, être anticipé deux mois à l'avance.
  • Le dernier cas (Congé sans solde imposé) est, dans tous les cas, inacceptable et de surcroît, illégal.

Quand les recours de votre hiérarchie s'épuisent et que votre intercontrat se prolonge (en général à partir de deux ou trois semaines), viendra inéluctablement le moment de la recherche de la faute afin de lancer une procédure de licenciement.

C'est pourquoi, comme toujours mais encore plus en situation d'intercontrat, il est indispensable d'être irréprochable.

Que faire quand on est en situation d'intercontrat ?

Avant la fin de votre mission

  • Effectuez une passation exhaustive des connaissances, de préférence documentée. N'hésitez pas à conserver des écrits actant la validité de ce transfert d'information ;
  • Si possible, obtenez des références de satisfaction client (lettre du responsable, ou email de la hiérarchie complimentant la qualité d'une intervention) ;
  • Remettez votre dossier technique à jour dans Muse, via le portail MyAlten.

Pendant votre intercontrat

  • Prenez connaissance de la charte d'intercontrat. Votre RI est supposé vous la fournir, mais il ne le fera pas systématiquement (puisque cela peut potentiellement lui permettre ensuite de vous reprocher de ne pas en connaître les modalités) ;
  • Faites un point toutes les fins de semaine, par email, à votre RI sur le nombre d'appels de commerciaux reçus (nom, date et heure de l'appel ou de l'email, poste concerné), le nombre de RT (Réunions Techniques) passées, voire le nombre de déplacements au siège ;
  • Restez disponible par téléphone et par email (surtout par email, c'est un piège fatidique, surtout sur la nouvelle boîte aux lettres Office 365). Si vous avez un smartphone et si vous le souhaitez, vous pouvez programmer vos emails avec une vérification et alarme toutes les 15mn ;
  • Même si vous êtes à votre domicile, soyez prêt (lavé, habillé, réveillé) pour 9h ;
  • En cas d'obligation extérieure (rdv médical ou personnel) que vous savez ne pas pouvoir écourter en cas d'appel, prenez une demi-journée de congé ou de RTT. La période d'intercontrat n'est pas une période de vacances. Vous pouvez vous reposer chez vous, vous pouvez sortir et vaquer à vos occupations personnelles, mais vous devez en tous les cas demeurer disponible.

Les erreurs à ne pas commettre

  • Partir hors de la région parisienne. C'est un classique. Il existe des cas de consultants profitant de la période d'intercontrat pour aller visiter de la famille en province, par exemple (y compris parfois avec l'accord oral de leur hiérarchie). Cette démarche est totalement exclue.
  • Ne pas se présenter en cas de convocation d'un commercial ou d'un membre de la Direction, que ce soit pour un nième tour des bureaux, ou pour un sujet trivial quelconque.
  • Discuter un horaire de rendez-vous (« Je ne peux pas à 15h, mais 17 ? »)
  • En règle générale, ne pas être capable de rallier le siège en moins de deux heures
  • Bien prendre en compte les plages horaires dans lesquelles vous devez être disponible à distance ou physiquement. En synthèse, elles se résument à 7h30 → 19h30 (profitons-en pour remercier nos camarades de la CFDT et de la CGC qui, grâce à leur signature à notre avenant sur le temps travail, ont permis cette aberration)
  • Refuser une mission. Que ce soit parce qu'elle ne correspond pas à vos compétences, vos aspirations, ou parce qu'elle est trop loin de votre domicile (particulièrement les missions en province). Refuser une mission est une faute grave (en fait, ce n'est pas vrai, mais c'est le cas chez nous).

Soyons clairs : je ne dis pas qu'Alten SIR va systématiquement essayer de vous licencier si vous êtes en intercontrat, loin s'en faut. Le but de la société est de gagner de l'argent, donc de placer des consultants. Un Manager préférera toujours vous placer en mission plutôt que de vous licencier. Mais plus votre niveau de risque est élevé, plus il essaiera (au cas où) de constituer un dossier.

Est-ce que cela signifie que tout refus de mission aboutit à un licenciement ? Non. Certainement pas. Mais une bonne partie des licenciements de consultants trouvent leur source dans un refus de mission ou une non-présentation au siège en cas de convocation. Ne donnez pas le bâton pour vous faire battre.

Une question ? Une expérience ? Contactez-nous.La CGT Alten SIR 2017/07/01 15:07

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